Dans un article publié dans la revue « Églises et pouvoirs », XIVeme université d’été du Carrefour d’histoire religieuse, Les Cahiers du Littoral – 2 - N°5, François Gondrand écrit, dans un paragraphe intitulé "Les relations avec Franco" :
Avec Franco, les relations personnelles connues du fondateur se résument à une retraite qu’il est invité à lui prêcher, ainsi qu’aux membres de sa famille, en mai 1946, sur le conseil de l’évêque de Madrid, et à deux audiences qu’il a sollicitées, alors qu’il résidait déjà à Rome :
l’une en novembre 1953, pour défendre l’honneur (et non les positions politiques) de Rafael Calvo Serer, [membre de l’Opus Dei] après que celui-ci ait été démis ses charges au Conseil Supérieur de la Recherche Scientifique, suite à un article très critique sur le régime espagnol qu’il avait signé en octobre de la même année dans la revue française “Écrits de Paris” ;
l’autre, en 1960, pour tenter de lever les obstacles qui s’opposent à la reconnaissance comme université catholique de plein droit du Studium generale qu’il avait fondé à Pampelune en 1952. Pour son biographe Andrés Vázquez de Prada, “les relations entre monseigneur Escriva et Franco restèrent dans les limites assignées par le respect devant nécessairement exister entre le chef de l’État et un prêtre, qui se classait parmi les ressortissants du pays en exil volontaire.”