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L’Opus Dei répertoriée comme secte en Belgique

Nous vous proposons un communiqué du Service de Communication de l’Opus Dei en Belgique qui donne quelques précisions sur la Commission d’enquête sur les sectes en Belgique.

Quelques observations sur le travail de la commission d’enquête du Parlement belge sur les sectes Bruxelles, le 12-5-97

Le mercredi 30 avril 1997, une commission d’enquête du Parlement belge, composée de 11 députés appartenant à tous les partis représentés à la Chambre, a publié le rapport final du travail qu’elle avait commencé plus d’un an auparavant. Le but de la commission parlementaire était d’enquêter sur les sectes. Le rapport final, de 670 pages, comprenait un « tableau synoptique » ou liste de 189 groupes et institutions des plus variés. Parmi eux figuraient plusieurs institutions et mouvements de l’Eglise catholique, dont le Renouveau charismatique, la Prélature de l’Opus Dei, la Communauté de St Egide, Opus Christi Regis (« Het Werk ») et la Communauté d’Opstal (de la Compagnie de Jésus).

On trouve aussi dans la liste des groupements comme Moon, l’Ordre du Temple solaire, Aoum, des sectes sataniques, etc

La liste était précédée d’un texte où l’on reconnaissait que « cette énumération ne constitue (…) ni une prise de position, ni un jugement de valeur de la part de la commission. Ainsi le fait pour un mouvement d’y figurer, même si c’est à l’initiative d’une instance officielle, ne signifie pas que pour la commission, il soit une secte, et a fortiori qu’il soit dangereux » (2e partie, p. 227). Cette affirmation privait la liste de toute crédibilité, sans éviter pour autant de rendre suspects les noms mentionnés, ni de donner l’occasion d’une « chasse aux sorcières ».

La Conférence des Evêques de Belgique a réagi immédiatement. Dans leur communiqué, ceux-ci déclarent « qu’ils ne peuvent marquer leur accord sur le fait de regrouper dans la même liste des associations et mouvements de natures très diverses. On crée ainsi un amalgame irresponsable entre des réalités qui ne peuvent être reprises sous un commun dénominateur (…). Ils font remarquer à ce sujet qu’un discrédit ou un soupçon injustifié jeté sur l’Eglise et les mouvements qu’elle approuve, a pour seul effet d’encourager davantage les sectes qui méritent véritablement ce nom. Elles peuvent alors en toute sécurité se cacher dans une zone d’ombre et profiter injustement du fait d’être mentionnées en compagnie de gens qui n’ont rien à voir avec les sectes. Créer une nébuleuse grâce à laquelle les sectes reçoivent une position plus avantageuse ne peut évidemment pas avoir fait partie des objectifs d’une commission qui a tenté d’apporter la clarté dans le dossier des sectes ».

Interrogé par plusieurs médias, le cardinal Danneels a affirmé à plusieurs reprises, de façon catégorique, que ni l’Opus Dei ni le Renouveau charismatique ne peuvent être considérés comme des sectes.

Le secrétariat de la Prélature de l’Opus Dei en Belgique a également publié un communiqué où « il manifeste son respect à l’égard des compétences de la commission d’enquête, mais rejette catégoriquement les griefs formulés contre l’Opus Dei par des témoins indirects, dont il conteste la compétence pour s’exprimer sur la Prélature. Ce secrétariat constate que le rapport ne fait pas état de la moindre accusation émanant d’une instance officielle ou d’un témoin direct. »

Les responsables de la Prélature en Belgique tiennent en outre à préciser « qu’ils n’ont jamais été informés par la commission des reproches dont elle a fait l’objet au sein de celle-ci, qu’ils n’ont jamais été invités à s’en expliquer et qu’ils n’ont par conséquent pas eu l’occasion de se défendre de ces accusations. »

En outre, ce rapport a soulevé une volée de protestations dans divers milieux, tant en Belgique qu’à l’étranger. De façon générale, la presse nationale et internationale a commenté négativement le travail de la commission. Les plaintes portaient contre la méthodologie adoptée par la commission, qui sur la base, souvent, de témoignages unilatéraux, non vérifiés et fournis sans preuves, a stigmatisé toute une série de personnes et d’institutions, qu’elle a en outre injustement exposées à l’amalgame, en les rassemblant dans une liste, aux côtés d’organisations criminelles.

La commission avoue elle-même, dans son rapport, qu’elle « n’a pas pu procéder à une vérification de l’ensemble des informations recueillies ni en contrôler l’exactitude » (2e partie, p. 227). Certains cas, comme la mention de la Communauté St Egide et celle de la « Vénérable Chapelle du Saint-Sacrement de la Cathédrale d’Anvers », revêtaient un caractère particulièrement ridicule, puisqu’elles ne devaient leur mention dans la liste qu’à de grossières erreurs administratives.

Devant ce tollé, le Parlement, à l’issue du débat sur le rapport, le mercredi 7 mai, a corrigé ces graves injustices en votant à une très large majorité une motion qui approuve les seules conclusions et recommandations du rapport, « telles que reprises dans la sixième partie (des pages 208 à 226) » et décide explicitement que « le tableau synoptique ne fait pas partie de ces conclusions ».

Ces conclusions et recommandations - les seuls éléments du rapport approuvés par la Chambre - portent sur divers moyens de lutte contre les sectes. Aucune institution catholique n’y est mentionnée.

S. Seminckx Directeur du Bureau d’Informationde la Prélature de l’Opus Dei en Belgique

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